À l'occasion de son Conseil d'Administration, l'ANFH, l'OPCA de la Fonction publique hospitalière, a présenté le bilan de l'année 2025 : les résultats confirment une dynamique soutenue de la formation dans les établissements sanitaires et médico-sociaux. Pour l'IDEC et le cadre de santé en EHPAD public, ce bilan est bien plus qu'un tableau de chiffres — c'est un inventaire des dispositifs mobilisables pour développer les compétences de son équipe et construire des parcours professionnels dans un contexte de tensions persistantes en ressources humaines.
Un taux d'accès de 55,8 % : la FPH investit dans ses professionnels
Le premier indicateur à retenir est le taux d'accès à la formation : Un taux d'accès de 55,8 % — c'est-à-dire plus d'un agent sur deux bénéficiant d'au moins une action de formation dans l'année. Ce chiffre s'accompagne d'une progression notable du volume global : 1 112 000 (+4,3%) départs en formation au titre de l'agrément Plan de formation.
2 125 établissements adhérents Plan soit 97,5% d'établissements adhérents, ce qui confirme que la quasi-totalité des établissements publics de santé et médico-sociaux participent au dispositif collectif. Pour l'IDEC qui anime la politique de formation de son service, ce taux signifie que les ressources de l'ANFH sont accessibles à son établissement. À noter : Les femmes représentent 83 % des départs en formation en 2025, un chiffre qui reflète la composition largement féminine des équipes soignantes et rappelle que les dispositifs formation doivent prendre en compte les contraintes de conciliation vie personnelle et professionnelle.
Les études promotionnelles : 2 435 cadres de santé et 8 400 infirmières en parcours qualifiants
Le chiffre le plus significatif pour les IDEC est celui des études promotionnelles. Plus de 22 194 dossiers Études Promotionnelles sont en cours de réalisation, dont plus de 9 000 nouveaux dossiers ouverts cette année. La répartition par métier révèle un investissement fort dans la filière infirmière et paramédicale : plus de 8 400 infirmières, plus de 4 000 aides-soignantes, 2435 cadres de santé, 1264 IPA et plus de 1 100 IBODE et 1 100 IADE sont actuellement en parcours de formation promotionnelle financé par l'ANFH.
Pour l'IDEC qui gère son plan de développement des compétences, ces chiffres signifient deux choses. D'abord, que le financement d'un poste en études promotionnelles est une réalité accessible, non une exception. Ensuite, que l'association confirme son rôle central dans l'accompagnement des établissements de santé et l'évolution professionnelle des agents. L'IDEC peut s'appuyer sur ce levier dans ses entretiens annuels pour construire des perspectives concrètes de progression. La diversité des dispositifs de financement de la formation — Plan, études promotionnelles, VAE, CFP — permet d'adapter la réponse à chaque profil.
Le chiffre des IPA mérite une attention particulière : 2435 cadres de santé, 1264 IPA et plus de 1 100 IBODE et 1 100 IADE en cours de formation illustrent la montée en puissance de la Pratique Avancée dans la FPH. Pour les IDEC en EHPAD, la présence d'une IPA modifie les organisations de soins et les périmètres de coordination — un sujet à anticiper dans les plans de recrutement.
La VAE en forte croissance : 3 341 dossiers, +72 % depuis 2023
La Validation des Acquis de l'Expérience est en plein essor dans la FPH. Le dispositif de Validation des Acquis de l'Expérience (VAE) connaît un essor remarquable avec 3 341 dossiers en cours de financement, représentant une hausse de 72 % des charges de formation depuis 2023. Cette progression spectaculaire traduit une demande forte d'agents qui souhaitent faire reconnaître leurs compétences acquises sur le terrain.
Pour l'IDEC, la VAE est un outil de fidélisation sous-utilisé. Une aide-soignante expérimentée qui obtient son DE infirmier par VAE reste dans l'établissement avec un niveau de compétences immédiatement opérationnel. Les formations obligatoires en EHPAD constituent souvent un premier jalon pour les agents qui envisagent ensuite une VAE ou des études promotionnelles.
DPC, apprentissage et bilans de compétences : le tableau de bord 2025
Au-delà des parcours longs, le bilan ANFH 2025 illustre la diversité des dispositifs disponibles pour l'IDEC qui pilote son plan de formation :
- DPC médical : plus de 61 000 actions enregistrées cette année, en hausse de 7,3%. La progression du DPC médical dans la FPH ouvre des opportunités pour des formations pluriprofessionnelles associant médecins coordonnateurs et équipes soignantes.
- Apprentissage : 4 684 dossiers d'apprentissages en cours de financement, mobilisant 34,3 M€, dont 29 % concernent spécifiquement la filière de soins. Ce levier de recrutement anticipé est désormais opérationnel pour former des aides-soignants ou des infirmiers directement en EHPAD avant leur diplôme.
- Bilans de compétences : Plus de 5 159 bilans de compétences financés. Le bilan de compétences est précieux pour les agents en situation d'usure professionnelle — un sujet que l'IDEC rencontre régulièrement après plusieurs années en EHPAD.
- Congés de Formation Professionnelle : 4 977 CFP en cours de financement au titre de l'agrément CFP.
Le volet inter-établissements est à ne pas négliger : les actions multi-établissements (régionales et coordonnées) ont réuni plus de 36 500 participants. Ces actions permettent à l'IDEC de former ses soignants à moindre coût tout en créant des réseaux professionnels interprofessionnels sur le territoire.
PRAP2S-ALM : un nouveau marché ANFH-CNSA pour prévenir les TMS en EHPAD
Une nouveauté directement opérationnelle pour les EHPAD : l'ANFH déploie un nouveau marché de formation intitulé PRAP2S - Accompagnement à La Mobilité (ALM), annoncé le Publié le 28/05/2026. Ce dispositif s'inscrit dans le cadre d'une convention avec la CNSA axée sur le Soutien à la prévention des risques professionnels et à la lutte contre la sinistralité
3 modules PRAPS ont fait l'objet d'un achat et sont aujourd'hui disponibles en commande par les établissements directement sur LA ForMuLE. L'objectif principal de cette formation est de soutenir les politiques de prévention dans les établissements en proposant une offre complète couvrant les différents niveaux de compétences.
Pour l'IDEC, ce marché est concret et immédiatement mobilisable. Les troubles musculo-squelettiques liés à la mobilisation des résidents figurent parmi les premières causes d'arrêt maladie dans les équipes soignantes d'EHPAD. La formation PRAP2S-ALM, subventionnée via convention ANFH-CNSA, permet de former des soignants référents en prévention des risques physiques. Les compétences clés de l'IDEC en 2026 incluent la gestion des risques professionnels de son équipe — un domaine où ce dispositif est un levier budgétairement accessible.
Enfin, notons que le partenariat avec le FIPHFP a permis de mobiliser 1,28 M€ pour accompagner de nombreux agents en situation de handicap, majoritairement dans des parcours de reconversion.
Ce que ce bilan change pour l'IDEC en 2026
Le bilan ANFH 2025 pose trois questions pratiques auxquelles l'IDEC doit apporter une réponse avant la fin de l'été :
- Quels agents de mon équipe ont un projet d'évolution professionnelle ? Les études promotionnelles, la VAE et l'IPA nécessitent d'anticiper les départs en formation de douze à vingt-quatre mois à l'avance pour organiser la continuité de service.
- Mon établissement exploite-t-il pleinement ses ressources ANFH ? Un taux d'adhésion de 97,5% d'établissements adhérents ne signifie pas que tous utilisent pleinement l'enveloppe Plan de formation à laquelle ils contribuent.
- Ai-je intégré PRAP2S dans mon plan d'action prévention ? Le nouveau marché ANFH-CNSA est commandable dès maintenant sur LA ForMuLE — ne pas attendre le prochain cycle de formation.
La page formations de sosidec.com recense les dispositifs ANFH accessibles aux IDEC et aux cadres de santé en établissement. A l'occasion de son Conseil d'Administration, l'ANFH, l'OPCA de la Fonction publique hospitalière, a présenté le bilan de l'année 2025, avec des chiffres qui restent très positifs — et les opportunités qu'ils révèlent sont concrètes, accessibles, et sous-exploitées dans de nombreux EHPAD publics.